L’Association des infirmières et infirmiers
en soins podologiques du Québec

Actualité-7 sept 2021-Vaccination obligatoire

Chers (ères) Membres,

Vous trouverez ci-dessous les dernières nouvelles en provenance de la Presse et du Devoir concernant la vaccination du personnel de la santé et le droit de pratique

Les travailleurs de la santé devront être vaccinés le 15 octobre, annonce  Québec

Dès le 15 octobre, tous les intervenants de la santé et des services sociaux
devront être vaccinés, tant au public qu’au privé, a annoncé Québec mardi.
Le premier ministre, François Legault, a également affirmé qu’il faudra
« apprendre à vivre avec le virus » et accepter que certaines personnes
soient hospitalisées.

Publié le 7 septembre 2021 
ALICE GIRARD-BOSSÉ
LA PRESSE

« À compter du 15 octobre, tous les intervenants de la santé et des services
sociaux devront être vaccinés, autant ceux du public que du privé. On ne peut pas
accepter que des travailleurs mettent des personnes vulnérables à risque », a
affirmé le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, en
conférence de presse mardi.

Les employés qui ne sont pas vaccinés seront suspendus sans solde. « Il ne vous
reste que quelques jours pour vous faire vacciner », a-t-il soutenu.
Les visiteurs et les proches aidants devront aussi présenter le passeport vaccinal
pour visiter les patients.

À l’heure actuelle, 87 % des Québécois de 12 ans et plus ont reçu une première
dose et 80 % ont reçu une deuxième dose. Québec vise une couverture de 90 %
des 12 ans et plus d’ici la fin septembre.

Au total, 13 % des Québécois n’ont reçu aucune dose. « Ça n’a pas l’air beaucoup,
13 %, mais ce sont des centaines de milliers de personnes. On ne peut pas se
permettre d’avoir des milliers de personnes dans les hôpitaux », a indiqué le
premier ministre du Québec, François Legault.
Il a rappelé l’importance de la vaccination pour diminuer les risques de
complications liées au virus. « Si vous êtes doublement vacciné, vous avez 30 fois
moins de chances d’être hospitalisé à cause de la COVID. »

Changement de cap

Contrairement à ce qu’il avait annoncé le mois dernier, le comité d’éthique

de l’Institut national de santé publique (INSPQ) se dit Les travailleurs de la santé devront être vaccinés le 15

« Le [Comité d’éthique en santé publique] considère que la vaccination obligatoire
des [travailleurs de la santé] peut se justifier au nom de l’application du principe
de précaution, dans la mesure où la prépondérance des bénéfices sur les
inconvénients a fait l’objet d’une évaluation rigoureuse », peut-on lire dans un avis
rendu public mardi.

Cette mesure pourrait être modulée ou retardée au besoin, selon l’évolution des
taux de vaccination des travailleurs de la santé ou l’efficacité des autres mesures,
précise le comité.

Hausse des hospitalisations
En conférence de presse, le premier ministre Legault a dit craindre une hausse
des hospitalisations. « Il y a un mois, on avait 55 hospitalisations, aujourd’hui, on
en a 171. Quand on parle avec l’INESSS, l’INSPQ et les experts de santé
publique, ils prévoient que ça va continuer d’augmenter dans les prochains jours
et les prochaines semaines. »
Le manque de personnel, notamment le manque d’infirmières aux soins intensifs,
nuit au système de la santé, a indiqué le premier ministre. « On a assez de lits,
mais on manque d’infirmières. »
Pour le Grand Montréal, les projections suggèrent que le taux d’occupation des lits
ordinaires et de soins intensifs augmentera dans les trois prochaines semaines.
« Même si présentement le taux d’occupation des lits réguliers [9 %] et des soins
intensifs [19 %] est relativement bas, celui-ci pourrait augmenter au courant des
prochaines semaines, particulièrement aux soins intensifs », peut-on lire dans le
rapport.

Vivre avec le virus
« Il va falloir apprendre à vivre avec le virus. Ça veut dire que pour un bon bout de
temps, il va falloir accepter un certain risque et qu’il va y avoir des personnes qui
vont être hospitalisées pour la COVID », a affirmé M. Legault mardi après-midi. Le
premier ministre n’envisage pas de reconfiner la province.
Vendredi dernier, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé,
a indiqué que le rêve d’une immunité collective grâce à la vaccination s’éloigne.
« On pensait il y a encore quelque temps que ce serait possible d’atteindre
l’immunité collective avec la vaccination. Mais les mutations du virus repoussent
toujours plus loin cet espoir, a-t-il écrit sur sa page Facebook, vendredi. Je vous
avoue que le mois de septembre m’inquiète beaucoup. »
Il s’est inquiété notamment du retour en classe et au travail qui va augmenter les
contacts, ce qui devrait mener à plus de cas et d’hospitalisations.
1. 02:26

COVID-19
Les travailleurs de la santé devront être vaccinés le 15 octobre,
annonce Québec
Les soignants récalcitrants à la vaccination seront
suspendus sans solde
https://www.ledevoir.com/auteur/zacharie-goudreault
Tous les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux dans la province
devront être vaccinés d’ici le 15 octobre, sous peine d’être suspendus sans solde,
a confirmé mardi le gouvernement Legault. Des syndicats et associations
d’établissements pour aînés appréhendent des « bris de services » en raison de
cette mesure, qui risque selon eux d’aggraver la pénurie de main-d’œuvre dans
le réseau.
« On ne peut pas accepter que des travailleurs mettent des personnes vulnérables
à risque. Il y en a déjà beaucoup qui sont épuisés, mais en même temps, on ne
veut pas en perdre davantage », a évoqué mardi après-midi le ministre de la
Santé, Christian Dubé. En date du 23 août, ce sont plus de 2500 employés du
réseau qui étaient absents du travail en raison de la COVID-19, en grande partie
de façon préventive après avoir été en contact avec un cas positif.
« On a la responsabilité de protéger les personnes vulnérables et de protéger notre
système de santé », a insisté le ministre, lors d’une conférence de presse tenue à
Montréal en présence du premier ministre, François Legault, et du directeur
national de santé publique, Horacio Arruda.
Ainsi, tous les employés du réseau de la santé et des services sociaux, qu’ils
œuvrent dans des établissements publics ou privés, devront être adéquatement
vaccinés d’ici le 15 octobre, après avoir respecté un intervalle d’au moins 28
jours entre les deux doses. Ceux-ci ne disposent donc que de quelques jours
encore pour se faire vacciner s’ils souhaitent éviter d’être « suspendus » sans
solde ou réaffectés à d’autres tâches à compter de la mi-octobre, a insisté le
ministre.
Cette mesure, que Québec ne comptait appliquer au départ qu’aux employés du
réseau en contact étroit avec des patients, sera donc finalement élargie à
l’ensemble des travailleurs du réseau, en plus de s’appliquer aux visiteurs et
aux proches aidants des établissements visés.
Pénurie de main-d’œuvre
Dans les derniers jours, la courbe des cas a continué sa montée. Mais ce qui
préoccupe surtout le premier ministre du Québec, c’est la récente hausse des
hospitalisations et des personnes qui se retrouvent aux soins intensifs après avoir
contracté la COVID-19. Dans le contexte de la montée du variant Delta, plus
contagieux, M. Legault dit ainsi craindre qu’une forte proportion des Québécois
qui ne sont pas encore vaccinés contre le virus contracte celui-ci dans les
prochains mois. Ceux-ci représentent 13 % de la population actuellement, soit
quelque 900 000 personnes.
« On ne peut pas se permettre que des milliers de personnes se ramassent dans
nos hôpitaux », a évoqué le premier ministre. Ce dernier, qui s’oppose à un
nouveau confinement de l’économie québécoise, s’inquiète par ailleurs
du manque croissant d’infirmières pour combler les besoins dans le réseau de la
santé. Il en manquerait environ 4000, selon les estimations du gouvernement.
« On est en train de retourner chaque pierre » pour tenter de résoudre ce
problème, a dit M. Legault, qui espère notamment convaincre des infirmières à
la retraite de retourner au travail.
Or, la suspension des employés du réseau de la santé et des services sociaux qui
n’auront pas obtenu leurs deux doses risque d’aggraver la pénurie de main-d’œuvre,

appréhendent plusieurs syndicats et associations d’établissements pour
aînés joints par Le Devoir mardi. Québec évalue à 86 % le taux de vaccination à
deux doses parmi les employés du réseau, en date du 25 août.
« Est-ce que le réseau de la santé peut se permettre de perdre ne serait-ce qu’une
infirmière ? Poser la question, c’est y répondre », laisse tomber le président de la
Centrale des syndicats du Québec, Éric Gingras, qui craint que les employés
adéquatement vaccinés, qui sont déjà « à bout de souffle », aient à porter le poids
des impacts de la vaccination obligatoire sur leurs épaules.
La Fédération de la santé et des services sociaux de la Confédération des
syndicats nationaux appréhende pour sa part des « bris de services » dans les
CHSLD et les résidences privées pour aînés, qui pourraient entre autres perdre
des préposés aux bénéficiaires en raison de la vaccination obligatoire. « On ne
peut que prendre acte et conseiller à nos membres de se faire vacciner, mais c’est
assez difficile de prédire quelle sera leur réaction », s’inquiète le président du
syndicat, Jeff Begley.
« Il faut absolument éviter tout bris de services », insiste, elle aussi, la directrice
générale de l’Association des établissements privés conventionnés, Annick
Lavoie, qui attend la mise en place rapide de « plans d’action » par Québec pour
prévenir « la pénurie de main-d’œuvre » qui guette ses membres. Car autrement,
ce sont les personnes âgées qui vont « écoper », appréhende le président-directeur général du

Regroupement québécois des résidences pour aînés, Yves
Desjardins.

Dans un avis publié mardi, l’Institut national de santé publique du Québec, qui a
changé de position pour être maintenant favorable à la vaccination obligatoire
des employés du réseau, a néanmoins soulevé, lui aussi, des préoccupations liées
à la pénurie de main-d’œuvre. Il a ainsi proposé que Québec reporte l’échéance
du 15 octobre dans la mise en application de la vaccination obligatoire.
« Je pense qu’on sera en mesure de remplacer [les employés récalcitrants à se
faire vacciner], si on doit le faire », a pour sa part fait valoir Christian Dubé,
mardi.

Délestage en vue
La hausse des hospitalisations obligera d’ailleurs le réseau de la santé à
recommencer à faire du délestage « d’ici quelques jours », entrevoit M. Dubé.
L’an dernier, cette situation a entraîné le report de nombreuses chirurgies et
rendez-vous jugés non urgents.
Le délestage pourrait particulièrement affecter les hôpitaux de la grande région
de Montréal, où la Santé publique recense 90 % des hospitalisations liées à la
COVID-19 dans la province. « Est-ce qu’il pourrait y avoir des mesures plus
spécifiques dans la grande région de Montréal ? On va suivre ça de très près
dans les prochains jours », a laissé tomber M. Dubé, sans trop s’avancer.
Une version précédente de ce texte indiquait que les travailleurs de la santé
devront, d’ici le 15 octobre, être adéquatement vaccinés depuis au moins 28
jours. Elle a été corrigée.

Référence site Les travailleurs de la santé devront être vaccinés le 15 octobre, annonce
Québec | La Presse https://www.lapresse.ca/covid-19/2021-09-07
Référence site COVID19: les soignants récalcitrants à la vaccination seront suspendus 

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